Je me rends compte que je ne suis pas vraiment positive en ce moment et parfois même un peu revendicative.  Alors, on va faire un petit post plus léger.

L’autre jour, je discutais avec une de mes collègues, on parlait de nos relations avec les médecins. Et je m’étonnais que je parle plus aux médecins et encore plus aux chirurgiens que certaines de mes collègues. Pour en avoir déjà discuter, je pensais que c’était parce que j’étais une fille particulièrement sociable. Mais ma collègue m’a soumis une autre idée, qui m’a beaucoup fait rire : j’ai une tête de salope……

J’adore !!

Bon, je ne sais pas si vous savez mais nous sommes à J-14 voire moins de la pandémie gigantesque qu’ils nous prédisent depuis des lustres.

Donc, nous allons tous être malade, puis encombrer les hôpitaux (où il n’y aura plus de soignants car ils seront tous malades aussi, car pas vaccinés, n’oubliez pas) et mourir bientôt. Cool, hein ??!!

Et le métro va être fermé, ainsi que tous les transports en commun. Les frontières vont l’être aussi. Le pays va tourner au ralenti, la crise à côté c’est du pipi de chat. Bref, ça va être l’apocalypse (qu’ils disent) et j’adore !!

J’adore aussi les regards assassins des gens dans le métro parce que vous avez toussé. Ou le regard encore plus assassin de la mère derrière qui vous faites la queue au marché parce que vous avez une quinte de toux. C’est bon, la psychose.

Je suis sûre que bientôt, il y aura un système pour dénoncer son voisin malade aux hôpitaux. Psychose et délation vont souvent de paire. C’est bon, c’est bon !!

J’ai hâte que ça arrive. Au moins, un peu d’ambiance dans une société consumériste de merde, qui ne pense qu’à acheter, qu’à paraitre et qu’à produire encore et toujours plus même si on ne sait pas pourquoi. Et qui, quand elle voit arriver une pandémie causée par elle-même ne se pose pas la question du pourquoi, et traite le résultat parce que ça rapporte  plus et a des conséquences immédiates  (faut toujours aller vite, c’est très important).

Vive la grippe, vive la psychose et vive le capitalisme !!

 

Bon, maintenant, je vais aller me coucher après une magnifique nuit de boulot……..

 

Ca fait plusieurs jours que j’ai envie d’écrire sur Mme Bachelot, pour toutes sortes de raisons.  Il y a plein de réformes en cours qui vont me toucher de près ou de loin,  celle des études d’infirmières ou celle de la Sécu.

Mais aujourd’hui, je préfère parler de la grippe A. D’abord, parce que c’est tellement drôle d’en parler et de voir les réactions (de panique) des gens. Et ensuite, parce que ça me gave d’en entendre toujours parler et de subir des pressions pour me faire vacciner.

Bon, ça fait quelques semaines que le vaccin anti grippe A est arrivé dans les hôpitaux et catastrophe de chez catastrophe, quasiment personne ne s’est fait vacciner, malgré les recommandations par mail, affiches and co mis en place par les directions d’hôpitaux. La pression est forte. Et ça ne marche pas !! :-)

Tous les arguments y sont passés. C’est vrai que c’est pour notre bien, on risque de mourir quand même !! N’oublions pas au passage que l’on peut mourir en traversant la rue et choper le sida en ayant des relations sexuelles à risque ce qui n’empêche pas la moitié des gens de le faire.

C’est vrai également qu’il faut que l’on protège nos patients. Et si on est tous malade (les soignants), comment l’hôpital va tourner pendant la pandémie ?

Et en réanimation, c’est pire : “mais vous êtes surs d’être en contact avec un patient ayant la grippe A, il faut vous protéger”. Et ensuite, sont venus les arguments de chantage aux sentiments : “mais t’as une fille, tu peux la contaminer” ou “ta femme est enceinte, tu devrais te faire vacciner”. Dur de résister.

Ah, la peur de la mort est bien là. “Tu sais qu’on est pile dans la tranche d’âge des gens qui sont morts de la grippe A et qui étaient en pleine santé”. Mais laissez-nous faire nos choix !!

Et puis, il faut bien mourir de quelque chose. Relativisons : j’ai un risque de l’avoir (disons 30% maxi 50% seront touchés par la grippe). Après une fois que je l’ai, j’ai un risque de faire une complication et de passer à l’hôpital (disons 10% des 30% précédents et je vois large). Et pour finir, je risque de mourir (5% des 10% des 30%). Alors….

Et puis, qui dit injection, dit possible réaction peu sympathique.

Comme dirait un de nos médecins, on vit peut-être dans un pays d’obscurantistes. Moi, je dirais plutôt dans un pays de liberté. (enfin pour l’instant)

PS : J’en oublie de parler des histoires de fricotage de Bachelot avec les labos. J’en parlerais plus tard.

“Les poissons ne parlent pas de l’eau dans laquelle ils nagent.”

Ca inspire, n’est-ce pas ??

Voici une jolie phrase que j’ai entendu récemment : “l’infirmerie est pleine de sciences occultes”.

Petit rappel

Occultisme : se rapporte à la connaissance de ce qui est caché. Il se réfère à des disciplines connues de seulement quelques initiés et souvent associées à des notions surnaturelles, mystérieuses, qui ne peuvent être comprises par la “science officielle”, supposée matérialiste.

Et j’adore cette phrase car elle suppose que les infirmiers ont des connaissances, des savoirs que la science médicale actuelle ne sait pas mesurer. Et oui, que faire des intuitions, de l’espèce de sixième sens que développent les infirmiers (enfin, les bons), le truc qui fait que tu sais que ton patient va mourir ou qu’il va s’aggraver.

On a tous (les infirmiers) au moins un souvenir comme ça.

Peut-être faisons-nous marcher nos cerveaux un peu plus que les 10% qui nous servent normalement, ou bien la plupart des infirmiers ont des capacités paranormales (ce qui peut aller avec la première proposition), ou nous nous sommes fait enlever par des extra-terrestres, ou le gouvernement nous implante des puces dans le cerveau.

La vérité est ailleurs….

Comme dans tout travail, nous avons des responsabilités. Et comme nous travaillons avec de l’humain, les repercussions d’une erreur peuvent être vite fatales. Tout cela est normal.

Cela devient un peu plus gênant quand on est responsable de “choses” que nous ne contrôlons pas. Si un patient décide de se faire la malle pendant que vous êtes occupés dans une chambre, vous êtes responsables. Si un patient prend des médicaments sans vous le dire et en les planquant vous êtes responsables. Si un patient planque une hache dans son placard et tue tout le monde, vous êtes potentiellement responsables.

Bon, on va dire que c’est la loi, donc on n’a pas le choix.

D’un autre côté, le droit des patients est au centre des préoccupations. Normal, vous me direz. Nous sommes d’accord c’est important: le respect de la dignité, le respect des choix, le respect tout court …… Alors expliquez moi comment je peux respecter la vie privée de mon patient, tout en étant sûre qu’il ne me cache pas un truc dans son placard qui peut me retomber dessus à tout moment ?

Il y a  des conduites inacceptables à l’hôpital de la part des soignants, j’en suis témoin régulièrement mais est-ce évoluer dans le bon sens que de motiver les soignants avec la perspective du baton ?

Désolée, je n’arrive pas à me débarrasser de la forme interrogative, des restes de grande question…

Salut les gens,

Ca fait quelque temps que j’avais envie de refaire un blog, mais pas le temps, et puis on m’a dit que Le Blog était mort (vive twitter et la consommation intensive d’informations). Mais aujourd’hui, je cède à mon envie et je rempile.

Ma motivation, c’est que je me suis promis de passer trois fois le temps que je passe sur mon blog (et sur les autres) à bosser le concours qui me tend les bras au mois de février. Et oui, je suis une grosse feignasse angoissée et je n’arrive pas à me motiver. On fait ce qu’on peut…

Voilà,

Alors, ce nouveau blog ne ressemblera pas à l’ancien, si ce n’est dans la non-organisation et le non-choix d’un seul type de sujet. Mais ce qui m’a donné envie de m’y remettre, c’est que mon travail (je suis infirmière pour ceux qui n’aurait pas compris) me pose question chaque jour un peu plus. L’Hôpital ne va pas là où je voudrais qu’il aille et donc… voilà mortualia ou l’itinéraire d’une infirmière désabusée (mortualia ou le chant funèbre célébrant la mort de l’hôpital).

Bon tout ça c’est pas très joyeux mais comme je suis une fille qui aime  rire, je vous rassure, je parlerais de choses beaucoup moins graves et plus cocaces.

En espérant que vous ne serez pas trop déçus….

Je vais essayer d’être un peu moins glauque que le titre de mon nouveau blog.

Alors, je ne vais pas vous parler de ma journée de formation mais plutôt de mon retour en métro.

17h, pile la sortie des lycéens, quel bonheur de voir les jeunes filles, avec tout l’attirail de la fille à la mode. J’adore ! Rien ne manque, des chaussures aux lunettes chanel en passant par le petit blazer violet (désolée on ne dit peut-être pas blazer en langage de gens à la mode). Une vraie couverture de magazine !!

Et là, le summum du summum, une des trois jeunes filles que j’ai observé attentivement sort sa trousse de maquillage et on est parti pour un quart d’heure de platrage dans le métro. La fille en question, 17, 18 ans à tout péter, pas un défaut sur son visage,  commence son oeuvre de transformation : une couche pour préparer la peau au maquillage, le fond de teint, le blush, etc…. Au final, elle ne se ressemble plus.

Bon, je sais, je ne suis pas une référence question maquillage, mais quelle est cette société où le bonheur est dans l’apparence ? Je dirais même plus ;-) quelle est cette société où l’apparence qu’on recherche nie notre véritable apparence ?

Trois fois apparence en 3 lignes, c’est pas terrible mais c’est parce que je m’enflamme sur mon clavier. Ah que c’est bon d’écrire.

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