Ca fait plusieurs jours que j’ai envie d’écrire sur Mme Bachelot, pour toutes sortes de raisons. Il y a plein de réformes en cours qui vont me toucher de près ou de loin, celle des études d’infirmières ou celle de la Sécu.
Mais aujourd’hui, je préfère parler de la grippe A. D’abord, parce que c’est tellement drôle d’en parler et de voir les réactions (de panique) des gens. Et ensuite, parce que ça me gave d’en entendre toujours parler et de subir des pressions pour me faire vacciner.
Bon, ça fait quelques semaines que le vaccin anti grippe A est arrivé dans les hôpitaux et catastrophe de chez catastrophe, quasiment personne ne s’est fait vacciner, malgré les recommandations par mail, affiches and co mis en place par les directions d’hôpitaux. La pression est forte. Et ça ne marche pas !!
Tous les arguments y sont passés. C’est vrai que c’est pour notre bien, on risque de mourir quand même !! N’oublions pas au passage que l’on peut mourir en traversant la rue et choper le sida en ayant des relations sexuelles à risque ce qui n’empêche pas la moitié des gens de le faire.
C’est vrai également qu’il faut que l’on protège nos patients. Et si on est tous malade (les soignants), comment l’hôpital va tourner pendant la pandémie ?
Et en réanimation, c’est pire : “mais vous êtes surs d’être en contact avec un patient ayant la grippe A, il faut vous protéger”. Et ensuite, sont venus les arguments de chantage aux sentiments : “mais t’as une fille, tu peux la contaminer” ou “ta femme est enceinte, tu devrais te faire vacciner”. Dur de résister.
Ah, la peur de la mort est bien là. “Tu sais qu’on est pile dans la tranche d’âge des gens qui sont morts de la grippe A et qui étaient en pleine santé”. Mais laissez-nous faire nos choix !!
Et puis, il faut bien mourir de quelque chose. Relativisons : j’ai un risque de l’avoir (disons 30% maxi 50% seront touchés par la grippe). Après une fois que je l’ai, j’ai un risque de faire une complication et de passer à l’hôpital (disons 10% des 30% précédents et je vois large). Et pour finir, je risque de mourir (5% des 10% des 30%). Alors….
Et puis, qui dit injection, dit possible réaction peu sympathique.
Comme dirait un de nos médecins, on vit peut-être dans un pays d’obscurantistes. Moi, je dirais plutôt dans un pays de liberté. (enfin pour l’instant)
PS : J’en oublie de parler des histoires de fricotage de Bachelot avec les labos. J’en parlerais plus tard.